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les mêmes règles que le courre du cerf, le courre du chevreuil est
cependant: plus simple. On attaque indifféremment brocard ou
chevrette. Le travail du valet de limier en est facilité; on peut même
se dispenser d'aller au bois et attaquer à la billebaude avec tous
ses chiens, sans prévoir de relais. On lancera d'ordinaire un couple.
Si les animaux se séparent, on s'efforcera de rallier sur le brocard.
La voie du chevreuil est légère et fugitive. L'examen du
vol-ce-l'est conduit le plus souvent au doute. L'animal est fin,
rapide, ménage ses forces. Il se rase, met le change sur pied chaque
fois qu'il le peut, prend son contre dans le dos des chiens et se
forlonge en arrière. On dit communément que la chasse du chevreuil
est une succession de relancers. Il est vrai que l'astuce de l'animal
oblige souvent à redresser un défaut pied à terre, avec les chiens
les plus patients et les plus requérants. A cheval, il faut serrer de
près. La chasse du chevreuil peut durer d'une à trois heures.
L'animal est d'ordinaire porté bas par la meute. Le bat-l'eau est
plus rare qu'avec le cerf.
En résumé, joli courre, bien moins dispendieux que celui du
cerf. Les dégâts de gibier dus au chevreuil sont minimes. L'animal
prospère partout. Un homme monté, deux à pied, une vingtaine de
chiens d'ordre au découplé et un territoire de 2000 à 3 000 ha
suffisent pour le chasser. Aussi, conseillons-nous vivement à tous
ceux qui ont quelques loisirs campagnards, et le goût de la vènerie,
de s'associer pour monter un équipage de chevreuil. Ils en tireront
grand plaisir, à frais modérés.