L'hermine facilement confondue avec la belette surtout en
été où leurs pelages ont la même teinte, s'en distingue toutefois par divers
caractères : une taille supérieure (35 à 40 cm de long) et une queue plus
longue toujours terminée par un pinceau de poils noirs.
En hiver, dans beaucoup de régions, son pelage devient blanc,
laissant apparaître le bout de la queue noire ; mais ce changement de couleur
n'est pas systématique et n'intervient pas toujours dans les zones de basse
altitude.
L'hermine est surtout abondante dans les Alpes, dans les
autres régions, elle est moins commune. Elle affectionne surtout les bois,
les haies, les landes, les bords des cours d'eau et les éboulis rocheux. Son
gîte se situe dans une galerie de taupe ou de rongeur, un arbre creux, un
tas de fagots ou de pierres ou dans les fentes d'un vieux mur.
L'hermine est active de nuit comme de jour. Les individus
vivent séparés et ne se retrouvent que pour la reproduction qui présente quelques
particularités : les naissances s'effectuent au mois de mars-avril (4 à 9
jeunes), alors que les accouplements ont lieu en mars ou juillet. De ce fait,
les femelles fécondées en mars mettraient bas la même année alors que celles
fécondées au mois de juillet ne donneraient naissance aux jeunes qu'au printemps
suivant.
L'hermine tue lapins et petits rongeurs. Elle mange aussi
les petits oiseaux et leurs oeufs, les lézards, insectes, fruits et escargots.
5 pelotes avec griffes, en cercle.
Crotte torsadée contenant poils, plumes et os de rongeurs.
Piste d'hermine progressant par bonds
Empreintes d'hermine.
Piste dans la neige profonde : les quatre pattes ne laissent
qu'un trou.