Nous l'avons vue, s'enfuyant effrayée,
Ta bruyante venue l'avait mise sur pied.
Les rapprocheurs la suivaient sans ardeur,
Et reviennent, bafoués, craignant les coups de fouet.
Reprends ta quête, il me faut une tête,
Les biches, ici, ne se prennent ainsi.
(OU)
Je jouirais bien de votre cor de chasse,
Belle Diane au sourire enchanteur.
Mais on en dit l'embouchure un peu vaste
Pour mon souffle trop court de vieux veneur.
Je jouirais bien de votre cor de chasse,
Belle Diane au sourire enchanteur.
Madame laie, par les bois, s'en allait,
Un beau matin, menant ses marcassins,
Quand tout à coup près d'un ru rencontra
Messire loup qui, railleur, lui parla.
Que de boutis ont dû, je pense,
User, ma mie, vos deux défenses.
Ce pauvre nez n'en dirait mot,
Si je croquais tous vos marmots.
Mais notre laie qui ainsi n'entendait
Tout d'un élan ce bellâtre chargeant,
De son boutoir risible l'expédia,
Par le bois voir là où elle n'était pas.
La quatrième tête Bourbon
A bien mérité tout son renom !
L'auteur,
Très grand veneur,
A mis maintes fois
Animal aux abois !
La quatrième tête Bourbon
A bien mérité tout son renom !
Quatrième tête, prends donc garde à toi,
De Muguette n'entends-tu la voix ?
Hors de l'enceinte, malgré ta feinte,
Il faut partir, déguerpir.
Car, si tu restais gagné par la stupeur,
Sans tarder, tu verrais ton malheur.
(OU)
Ce qui convient le plus à Claire,
C'est le petit jeu de l 'amour.
Son corps peu chaste, et un peu vaste
Vaut pourtant qu'on en fasse le tour.
Ce qui convient le plus à Claire,
C'est le petit jeu de l 'amour.
C'est un dix-cors, qui vient de bondir.
Sonnons la Royale qui, à tous, belle chasse veut dire.
Notre savoir sera éprouvé.
Nous ne pouvions pas mieux tomber.
Savantes ruses, toujours il nous sert.
Le change, croyez-moi, est l'un de ses méfaits.
Mais plus forts que ce cerf,
Nous saurons bien ravir son royal trophée.
(OU)
Voyez donc comme il bande,
C'est un vieux dix-cors qui a sailli bien des fois.
En passant sur les brandes,
Avec ses deux biches ou bien trois.
Ah ! Que je voudrais être
Aussi bon que lui aujourd'hui, au déduit.
Je ne fais que paraître,
Je bande mou quand je tire mon petit coup.
Ô Saint-Hubert ! Ô patron de la chasse !
Toi qu'exaltait la fanfare au galop !
En poursuivant l'animal à la trace,
Tu le forçais sous l'élan des chevaux.
Nous les derniers descendants de ta race,
Arrache-nous aux plaisirs avilis.
Emplis nos cours de jeunesse et d'audace.
Dans la forêt fais-nous chasseurs hardis.
Quand tu viendras, la chasse terminée,
Pour appeler notre nom à son tour,
Epargne-nous les tristes mélopées,
Tu sonneras pour nous le grand retour.
C'est bien une tête bizarde,
Que nous avons attaquée cette fois.
Coiffé tout de travers, regarde ce cerf,
Si reconnaissable à ses bois.
Utile indice, ces bois tors qui causent surprise,
Nous renseignant alors, éviteront des méprises.
C'est bien une tête bizarde,
Que nous avons attaquée cette fois.
Coiffé tout de travers, regarde ce cerf,
Si reconnaissable à ses bois.
Amis, de près, je l'aperçois.
Troisième tête, d'après ses bois.
Tant qu'il n'est pas accompagné,
Il est prudent de tout découpler.
Serrés, en meute, sur ses foulées.
Nos chiens pourront bien mieux le forcer.
(OU)
Tu peux batifoler déjà,
Mais tu fais çà comme un gougeat.
Caresse donc la jolie croupe
Qui s'abandonne à ton désir.
Car avant de vider la coupe,
On commence par la remplir.
C'est bien notre animal, mes bons chiens,
Taïaut ! Taïaut ! A lui, tenez bien.
La vue sonnons à cette occasion,
Puis sans retard aucun, prenons le départ.
Déjà les chiens sont sur ses foulées,
Poussons joyeux bien-allers.
(OU)
Je vois un p'tit trou rose,
Du poil autour, de jolis atours,
Que ma lèvre se pose,
Sur ce joli bouton, tontaine et tonton.
C'est une douce chose
De baiser un tout joli con.
Il est à l'eau, mais dans son sillage,
Les chiens progressent rapidement.
Il fuit tout droit, activant sa nage
Pour échapper au sort qui l'attend.
Bat-l'eau, bat-l'eau, hardis, mes beaux,
S'il se ménage, il aura vos dents.
Nous verrons bien, sur l'autre rivage,
Dans peu de temps, l'hallali courant.
(OU)
Verse de l'eau dans la cuvette,
Car il faut lui laver le museau.
Après je te ferai Minette,
J'aime bien çà après le repas.
Mais si çà sentait la crevette,
Alors tu me verrais vite fuir.
Il me faut une motte nette
Car autrement je ne saurai jouir.
Sus au blaireau, vieux Rapideau,
Attaque-le sans faire le faraud.
Méfie-toi bien, s'il veut te gifler,
Car ses griffes sont terriblement acérées.
Même s'il rentrait dans son terrier,
Pendant longtemps, il faudrait piocher.
C'est un change, arrête mes chiens.
Derrière, en meute reviens,
Mon fouet a claqué.
Vous avez manqué votre animal,
Qui vous a sans mal
Sa voie échangée.
Mes valets, gare au forlongé.
Allez, reprenez son pied
Et mieux vous méfiez.
Vivent les chevreuils de Bourgogne.
Et la chasse au pays du vin.
Et qu'aille au diable, l'humide Sologne,
Où l'eau nous barre partout le chemin.
Vivent les chevreuils de Bourgogne.
Et la chasse au pays du vin.
(OU)
Bien-aller aux chevreuils de Bourgogne.
Et aussi au pays du bon vin.
Et qu'aille au diable, l'humide Sologne,
Où il n'y pousse que du sapin.
Bien-aller aux chevreuils de Bourgogne.
Et aussi au pays du bon vin.
Dans la blonde forêt parée de bruyère,
L'agile chevreuil a fui.
Hardis, mes eaux, ne vous laissez pas faire,
Soyez rapides, rusés comme lui.
Dans l'immense forêt, ras sur la fougère,
L'habile chevreuil s'enfuit.
Daim, qui cours à perdre haleine,
D'un curieux trop sautillant,
N'oublie pas, que de ta peine,
Le sort de la chasse dépend.
Daim, qui cours à perdre haleine,
D'un curieux trop sautillant.
L'animal quitte la forêt
Pour les terres labourées ou les guérets.
En débuchant, il s'est crû le maître,
Va, la ruse est connue.
Mais maintenant il voudrait bien être
Dans les bois pour qu'on ne le voie plus.
(OU)
L'animal court et prend la plaine,
Il est bien loin là-bas devant les chiens
Galopons donc tous à perdre haleine,
Et voyons ce qu'il devient.
Sonnons donc ferme et sonnons souvent,
Gare au défaut s'il y a trop de vent.
(OU)
Ma p'tite Margot tu me découvres
Et tu débuches d'entre tes beaux draps.
Et cependant ta vulve s'entrouvre,
Prends donc ce que tu voudras.
Dessous ta main qui cherche et qui trouve
La bonne queue qui te réjouira.
Notre piqueur vient de faire un rapport
Qui nous promet belle journée,
Mais rude journée.
Il a vu et rembuché dans son fort
Un ragot, non accompagné.
Son boutoir est bien armé,
Nous avons là, un vrai sanglier.
Allons, mes chiens, prenez garde aux défenses,
Qu'il va sûrement avancer,
Pour vous menacer.
Pas d'imprudence ni de défaillance
Dans votre ardeur à le coiffer.
Voici le moment du départ pour la chasse,
En selle, Messieurs ! venez-vous ?
Les chiens bien en meute, déjà sont en place,
Ils vont partir, pressez-vous !
Voici le moment du départ pour la chasse,
En selle, Messieurs ! venez-vous ?
Le rude et galant
Dix-cors jeunement
Se fait chasser longtemps.
Les veneurs prudents
Colleront à la voie
De ce cerf, jusqu'aux abois.
Beau, rude et galant
Dix-cors jeunement
Ruse et aime longtemps.
(OU)
C'est un bel âge
Assurément,
Lorsqu'on prend ses six ans.
On voudrait baiser sa nourrice,
On la regarde
Quand elle pisse.
Mais nous les hommes
Serions aussi contents
De pouvoir en faire autant.
C'est vraiment un grand vieux sanglier,
Son lourd galop de charge est furieux.
Entendez-le courir le hallier,
Que l'approcher, doit être dangereux.
Mais quel honneur de servir à son terme,
Ce rude ennemi, je ferai cet effort.
Si mon épieu est court, mon bras est ferme,
D'un cour tranquille, j'irai dans son fort.
C'est vraiment un grand vieux sanglier,
Son lourd galop de charge est furieux.
Entendez-le courir le hallier,
Que l'approcher, doit être dangereux.
Les rapprocheurs sont en émoi.
Ils ont, j'en suis sûr, empaumé la voie.
Afin de le bien publier
Ils saluent d'un superbe récri le hallier.
C'est le lancé, il faut aller
Nous verrons bientôt si l'on doit découpler.
(OU)
Amis, je cherche en ce beau jour,
La femme rêvée pour lui faire l'amour.
Cent filles pareilles dans mon lit
M'ont fait le crédit de bien tristes merveilles.
Pour combler mes désirs pervers
J'en cherche une qui l'ait tout en travers.
(OU)
Tous les chasseurs sont en émoi.
Ils ont, j'en suis sûr, empaumé la voie.
La meute bruyante et ardente,
C'est un vrai plaisir que de la voir bondir.
Tous les chasseurs sont en émoi.
Ils ont, j'en suis sûr, empaumé la voie.
Vers sa garenne, le lapin
Effrayé, peine, fuyant les chiens.
Croit-il, qu'atteint le beau domaine
Où il les mène, le gardera bien.
C'est peu sûr, le pauvret,
Ne connaît le furet,
Qui viendra visiter ses cachettes.
Affamé, ce dernier,
Pourrait bien l'y saigner,
Si elles n'ont des sorties bien secrètes.
Vers sa garenne, le lapin
Effrayé, peine, fuyant les chiens.
Croit-il, qu'atteint le beau domaine
Où il les mène, le gardera bien.
De même que Jean Lapin, son compère,
Le capucin, aussi poltron que lui,
Voudrait être à cent pieds sous terre,
Mais c'est en vain qu'il cherche un abri.
Le malheureux, dans cette misère,
Couche et se rase derrière un épi.
De même que Jean Lapin, son compère,
Le capucin, aussi poltron que lui,
Voudrait être à cent pieds sous terre,
Mais c'est en vain qu'il cherche un abri.
(OU)
Tout comme Jeannot Lapin, son compère,
Le lièvre a peur et s'est très vite enfui,
Il voudrait se cacher sous terre,
Mais c'est en vain qu'il recherche un abri.
Le malheureux, dans cette misère,
Se voit déjà civet ou rôti.
Tout comme Jeannot Lapin, son compère,
Le lièvre a peur et s'est très vite enfui,
Il voudrait se cacher sous terre,
Mais c'est en vain qu'il recherche un abri.
Le loup a disparu de nos plaines
Grâce à nos lieutenants de louveterie.
Que crains-tu voir,
Jeunette bergère,
Quand la fougère,
Te cache le soir ?
Le loup a disparu de nos plaines
Mais restent les lieutenants de louveterie.
A peine est-il séparé de sa mère,
Que le louvart recherche les agneaux.
Son innocence ne lui dura guère,
La faim, la rage ont aiguisé ses crocs.
Il lui faudra fuir au bout de la terre,
S'il ne veut pas finir comme tout escroc.
L'animal a passé la ligne
Du chemin de fer.
Attention !
Les trains pourraient bien,
Si nous n'y veillons
Écraser nos chiens.
Au loin renseignez-vous par signe
Peut-on laisser faire ?
Crois-moi, ami Jean-Pierre,
Je dois franchir cette large rivière.
Prête-moi ton bateau
Pour que mes chiens, mon cheval passent l'eau.
Vois ! Mon animal s'enfuit à la nage :
Embarque donc tout mon équipage
Car s'il nous fallait aller par les ponts,
Nous y serions trop tard, mon garçon !
Merci ! Mon bon Jean-Pierre,
D'avoir bientôt exaucé ma prière,
Grâce à ton bateau,
Cheval et chiens auront pu passer l'eau.
C'est la blonde aurore
Qui vient encore
Dorer les roches
Des forêts proches,
Eclairer les monts.
Chantons à pleins poumons,
Le gai retour
De la vie et du jour.
Piqueur ! la voie,
Nous met en joie,
Prends ton limier,
Au bois arrive premier.
C'est la blonde aurore
Qui vient encore
Dorer les roches
Des forêts proches,
Eclairer les monts.
Chantons à pleins poumons,
Le gai retour
De la vie et du jour.
Après avoir parcouru la plaine,
Voici l'animal rentré en forêt.
Afin qu'il ne puisse prendre haleine,
Il faut que nos chiens ne lui laissent d'arrêt !
Ne compte plus sortir dans la plaine :
Tu t'es rembuché, adieu les guérets !
Rusé renard, grâce au brave Miraut
De ta peau, sans retard, je f'rai un manteau.
A ta fressure, Ah ! çà la chose est sure,
Messire corbeau goûtera bientôt.
Rusé renard, grâce au brave Miraut
De ta peau, sans retard, je f'rai un manteau.
Le sanglier se forlongeant,
Traverse fourrés et champs.
Rien ne résiste à son passage,
Il brise tout, les barrières, les grillages.
Mais le vautrait, bien dans sa voie,
Le mène droit aux abois.
(OU)
Ferme au lancé, grand sanglier,
Arrêt de mort est signé !
Sur un miré, votre limier
Bientôt va redonner du gosier.
Ferme au lancé, grand sanglier,
Arrêt de mort est signé !
(OU)
Que les curés sont donc heureux,
Tous les plaisirs sont pour eux.
Ils font des gosses à leurs servantes
Et disent que c'est leur neveu.
Que les curés sont donc heureux,
Tous les plaisirs sont pour eux.
Ce renard,
Pendable coquin,
Prenait, sans retard,
A courre nos lapins.
Plus ce tour,
Pilleur de basse-cour,
Il nous tuait chaque jour
Maints chapons lourds,
Nous ruinant sans détours.
Ces délits
Il va nous payer
De sa peau le bandit,
Sans barguigner,
Tenez, mes petits chiens
Au terrier l'ont conduit,
Tout va bien.
Gars !
Sonnez-lui
Le Terré du renard.
Plusieurs animaux traversent l'allée, plus haut.
Le nôtre est caché parmi, reconnaissable à son pelage.
Jouant de la tête, en chargeant avec rage,
Il veut détacher l'un de ses amis.
Mais nos vieux chiens, sans longtemps balancer,
De la compagnie, sauront le chasser.
(OU)
C'est la belle Rosine qui aime les fredaines le soir,
Elle baise et suce des pines, cachée dans son petit boudoir.
Ses nichons qui pointent et sa toison bien noire
Nous mettent en émoi, on voudrait baiser.
Mais si nous n'avons pas la bourse pleine,
C'est bien inutile, on peut s'en aller.
Les Honneurs, nous lui sonnons en chour,
Car c'est un grand veneur qui a conquis les cours.
L'équipage est très fier de le voir,
C'est un heureux présage à ses côtés ce soir.
Son élégance, et sa grande prestance,
N'égalent, je pense que sa complaisance.
Sans vanité, débordant de bonté,
Il est plein de prudence en sa très haute science.
Les Honneurs, nous lui sonnons en chour,
Car c'est un grand veneur qui a conquis les cours.
L'équipage est très fier de le voir,
C'est un heureux présage à ses côtés ce soir.
(OU)
Que le pied soit offert au vainqueur
Que tous les veneurs lui sonnent les honneurs !
Du triomphe, goûtons la douceur
Et chantons en chour, entre joyeux buveurs.
De la cantine la plus voisine
Tirez le vin et versez le bien,
Bordeaux, Champagne, bourgogne, en Espagne,
Au son du cor, coulez à plein bord !
Que le pied soit offert au vainqueur
Que tous les veneurs lui sonnent les honneurs !
Du triomphe, goûtons la douceur
Et chantons en chour, entre joyeux buveurs.
(OU)
Connais-tu la charmante manière
Dont se saluent nos amis les chiens ?
Ils se sentent d'abord le derrière
Au lieu de se serrer la main.
Comment va-tu ? Sens donc mon cul,
Je vais très bien, sens donc le mien.
Et ton mari, renifle encore,
Et tes petits, de vrais trésors.
Voici donc la charmante manière,
Dont se saluent nos amis les chiens,
Ils se sentent d'abord le derrière,
Au lieu de se serrer la main.
Pour cette fois, il est bien pris.
Les chiens l'aboient en longs récris.
La meute entière est là sur lui.
Soyons-en fiers, c'est l'hallali.
Halla-lui...
Avez-vous reconnu cette belle princesse
Partout en les allées au bras de son amant.
Elle était comme nous, au temps de sa jeunesse
Les pommettes rosées et son p'tit cour battant.
Ecoutant les oiseaux et cueillant les fleurettes
Elle va tomber dans les bras de son amant.
Tout en se cachant de sa maman qui le guette
Cupidon l'entraîne dans son carrosse blanc.
Ce matin c'est la chasse, tout le monde est aux aguets.
Les piqueurs et les chiens attendent le cervidé.
On a pros le plus fort pour mettre sur le pied.
Attention dans l'allée le dix cors vient d'passer
Que c'est beau cette troupe aux couleurs chatoyantes
Courant dans les bosquets et gravissant les pentes.
A la chute du jour notre cerf sera pris
Les trompes et les cors sonneront l'hallali.
Tout au fond des grands bois de notre belle France
Se cachent des légendes et de beaux souvenirs.
C'est les trompes et les cors qui nous en font l'offrande.
C'est la vie des châteaux qui semble revenir.
Que de joies, d'émotions enterrées à jamais,
La chasse, les amours et toutes les promesses,
Et puis sous les ombrages magiques de la forêt
Tous ces jolis moments qui parlent aux gens de noce.
Aujourd'hui c'est la fête, on est tous réunis.
Cuisinières et servantes ont mis leurs beaux habits.
Ont sent par la fenêtre les odeurs de rôti.
Les cochers rentrent les chevaux aux écuries
Les lustres au salon brillent de mille lumières,
On entend les violons jouer des valses de Vienne.
Les jeunes vont s'offrir l'honneur de la jarretière
Et les parents s'amusent avant que le jour vienne.
Derrièr' chez nous, il est une montagne.
Moi, mon amant, nous la montions souvent.
Moi, mon amant (bis)
Nous la montions souvent.
Déridéra, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la
Pour la monter, il est beaucoup de peine,
En descendant, mille soulagements,
En descendant (bis)
Mille soulagements.
Derrière chez toi, il est une fontaine
Toute fleurie de beaux lauriers d'amour.
Derrière chez nous, le rossignol y chante, soir et matin,
A la pointe du jour.
Et il nous dit, dans son joli langage,
Les amoureux sont souvent malheureux
Le mal d'amour est une maladie,
Le médecin ne saura la guérir.
Accorde-moi, ma charmante maîtresse,
Accorde-moi un peu de liberté.
Quelle liberté veux-tu que je donne ?
Quand mes parents m'ont défendu d'aimer.
J'irai mourir dans un lieu solitaire,
Derrièr' chez nous, sur un coin de rocher.
Oh ! si j'avais diamants et couronnes,
Je les mettrais à tes pieds pour avoir
Un regard de ton aimable personne
Plein de feu que lance ton oil noir.
Oh ! toi que j'aime
D'amour extrême,
Daignes accepter et ma main, et mon corps et mon cour
En cette vie
Ma douce amie
C'est de toi seule que j'attends le bonheur.
Entends-tu là-bas
La biche dans les bois.
Le chasseur la chasse mais ne la tue pas.
N'entends-tu pas dans le vallon
Le chasseur sonner du clairon
Ton doux sourire, ton regard admirable,
Ta taille fine et tes traits enchanteurs,
Seule n'est pour moi mille fois préférable
Que la folie de toutes les grandeurs.
Oh ! toi que j'aime
D'amour extrême,
Daignes accepter et ma main, et mon corps et mon cour
En cette vie
Ma douce amie
C'est de toi seule que j'attends le bonheur.
Entends-tu là-bas
La biche dans les bois.
Le chasseur la chasse mais ne la tue pas.
N'entends-tu pas dans le vallon
Le chasseur sonner du clairon
Oh ! si j'osais, sur tes lèvres mi-closes
Prendre un baiser, le refuserais-tu ?
Tu ne dis rien, ni tu parles, ni tu n'oses.
Je suis heureux, tes yeux ont répondu.
Là-haut, tout là-haut
Dans le fond des grands bois,
Il nous vient des voix
Qui appellent à l'amour.
Ton corps me tient chaud,
Je sens ton cour qui bat,
Reste près de moi
Et vivons notre amour.
Oh ! toi ma belle
Que mon cour appelle,
As-tu entendu
Le beau son du cor ?
Sous la
Pleine de verdure,
Viens plus près de moi,
Je t'aimerai plus fort.
Je voudrais encore,
Quand je suis près de toi,
Ecouter ensemble
Le joli chant du cor,
La forêt qui tremble
Sous le souffle du vent,
Dans ce beau décor
Je t'aime plus encore.
Oh ! toi ma belle
Que mon cour appelle,
As-tu entendu
Le beau son du cor ?
Sous la
Pleine de verdure,
Viens plus près de moi,
Je t'aimerai plus fort.
Reviens chaque jour,
Je t'en prie mon amour,
Car il faut encore
Ecouter-er le cor,
Car je veux toujours
Conserver cet amour
Qui naquit un jour
En écoutant le cor.
Qu'il est beau notre cerf
En bordure du bois
Sous sa belle parure
Il reste bien le roi.
Sortant de la ramure
Il écoute les voix
Les bruits de la nature
Et les chiens qui aboient.
Entends-tu là-bas
La meute qui aboie
Et le son du cor
Qui vibre dans les bois ?
Au fond de la plaine
On écoute les voix
Cette mise en scène est réservée pour toi.
Il reste vigilant,
Se méfiant du danger.
Il sait que le chasseur
Est derrière les fourrés.
La biche qui le suit
Avec son petit faon
Se faufile en douceur
Pour cacher son enfant.
Entends-tu là-bas
La meute qui aboie
Et le son du cor
Qui vibre dans les bois ?
Au fond de la plaine
On écoute les voix
Cette mise en scène est réservée pour toi.
Il a senti le vent
Et entendu le cor.
Filons vite nous cacher,
Rassemblons nos efforts,
Essayons de brouiller
Pour cette fois encore
La piste des intrus
Qui veulent notre mort.
Entends-tu là-bas
La meute qui aboie
Et le son du cor
Qui vibre dans les bois ?
Au fond de la plaine
On écoute les voix
Cette mise en scène est réservée pour toi.
Les chasseurs vont rentrer
Bredouilles et fatigués.
Notre grand roi des bois
A conjuré le sort,
Il a mis sa famille
A l'abri du danger.
La nuit est arrivée
Et la forêt s'endort.
En vain bondit par la campagne
Malin brocard toujours rusant.
En vain sa chèvre l'accompagne
De loin les suit leur jeune faon.
Devant Chabot il faut qu'il tombe
A bout de souffle, angoisse au cour.
Ainsi fière beauté succombe
Trouvant son maître et son vainqueur.
Mieux que dix cors ou solitaire
En vain il ruse et se défend.
Adieu les bois, adieu la terre,
Adieu chevrette et petit faon.
Trompes sonnez, la bête est prise,
Et répondez au mâle chour
Des fiers bâtards de Soubise
Par la fanfare du vainqueur.
Guêtres aux pieds, pain base en main
Où donc vas-tu si bon matin
Où donc vas-tu si bon matin
Où donc vas-tu mon Corentin,
Tous nos gars ont pris rendez-vous, hou-hou
Pour aller à la chasse aux loups, à la chasse aux loups
Pourquoi n'as-tu donc pas aux pieds
Pourquoi n'as-tu donc pas aux pieds
Tes lourds sabots de châtaignier
Mais tes fins et légers souliers
Nous avons à forcer les loups, hou-hou
Chaussés de bons souliers à clous, de souliers à clous
Souperez-vous donc dans les bois
Souperez-vous donc dans les bois
A ta boutonnière je vois
Ta vieille cuillère de bois
Après avoir chassé les loups, hou-hou
Nous mangerons la soupe aux choux, la soupe aux choux
Mais pourquoi donc as-tu cousu
Mais pourquoi donc as-tu cousu
Sur ton cour le cour de Jésus
Mis ton chapelet par-dessus
C'est qu'avant de traquer les loups, hou-hou
Ils devront se mettre à genoux, se mettre à genoux
Et que vas-tu chasser ainsi
Et que vas-tu chasser ainsi
Avec le couteau que voici
Sans emporter ton vieux fusil
Ne sais-tu donc plus que chez nous, hou-hou
C'est au couteau qu'on sert les loups, qu'on sert les loups
Adieu mon ami Corentin
Adieu mon ami Corentin
Va t'embusquer dans un ravin
Au fond du hallier vendéen
Quand la nuit hurleront les loups, hou-hou
Fais ta prière et pense à nous, et pense à nous
Les temps ne sont plus où les châtelaines,
Du haut de leur antique donjon
Regardaient passer au loin dans la plaine
Le vol rapide des noirs faucons.
La d'Aubigny sonnait en Chapaize
Ses plus fiers accords
Et l'on entend quand le vent s'apaise
Raire un vieux dix cors.
Les temps ne sont plus où leurs dentelles
De jolis pages aux blonds cheveux
Se pâmaient d'amour en s'approchant d'elles,
Pour un seul regard de leurs yeux.
La d'Aubigny sonnait en Chapaize
Ses plus fiers accords
Et l'on entend quand le vent s'apaise
Raire un vieux dix cors.
Les temps ne sont plus où partant en chasse,
Toute une harde de grands seigneurs
S'en allaient traquer le cerf qu'ils pourchassent
Sonnant des trompes de tout leur cour.
La d'Aubigny sonnait en Chapaize
Ses plus fiers accords
Et l'on entend quand le vent s'apaise
Raire un vieux dix cors.
Un vieux chien s'aperçoit que son jarret se lasse
Et son flair si subtil, maintenant le trahit.
Comprenant que son cour, avec l'âge se glace,
Un chagrin sombre l'envahit.
Pourtant il na veut pas, comme un roquet vulgaire,
Finir ignoblement sur un tas de fumier
Lui qui d'un équipage en renom fut naguère
Le plus impeccable limier.
C'est en pleine forêt, aux alentours d'un chêne
Où plus d'un solitaire a tenu les abois
Qu'il tombera, laissant sa dépouille mortelle
Au tombeau muet des grands bois.
Là, se couchant en rond, dans la douceur des herbes
Avant de trépasser, il veut revivre encore
Les souvenirs lointains, les hallalis superbes,
Aux accents éclatants du cor.
Et les beaux rendez-vous, les jours de grande chasse,
La clameur des lancers, les galops furieux,
La curée aux flambeaux, au pied de la terrasse
Tout lui revient devant les yeux.
Il songe au vieux piqueux son compagnon de gloire
En même temps que lui, dans un combat blessé,
À la blonde duchesse aux fluets doigts d'ivoire
Dont il fut un jour caressé.
Il songe et lentement se lève de sa couche
Croyant ouïr la voix qui le hélait souvent
Puis appuyant son flanc trop lourd à quelque souche
Il meurt debout, le nez au vent.
Oh ! Veneurs, regardez qui nous arrive,
Ce sont les amis de la Sorinière.
Ces chasseurs pleins de joie et pleins de fougue
Sauront garder les mêmes traditions qu'à Valette
Et à la chasse comme au chenil,
Leur amour sera porté aux chiens.
Et en forêt comme à la Sainte Table,
Ils auront toujours le même entrain.
Oh ! Veneurs, que nos belles trompes résonnent
Au plus profond des bois et des ravins,
Et qu'au bois du Paradis Bordier nous sonne
La Rallye Valette, fanfare du grand maître défunt.
Quand la nuit tombe, une colombe rode sans bruit
Sous la ramée, calme embaumé, le jour a fui.
Dans tes bois . dans tes bois
Plein d'émoi . plein d'émoi
Le cerf aux abois
Fut forcé, . si lassé,
Harassé, . terrassé
Bellement chassé.
Après une si jolie fête,
A partir, il faut qu'on s'apprête
Piqueurs et valets.
Rappelez vos chiens perdus dans la forêt.
Au manoir, dame châtelaine
Nous remerciera de nos peines,
Piqueurs et veneurs
En rentrant nous lui sonnerons les honneurs.
La biche pleure au bord de l'étang
Car son faon est mort et pourtant elle attend.
Un vieux dix cors va la consoler,
Tends les jarrets, gare au prochain bien-aller
Ah ! Vive la chasse
Roi des plaisirs, car sans loisirs
Il nous faut courir
Sans qu'on se lasse
Par les forêts, les champs et les guérets.(BIS)
Adieu, adieu, belle forêt
Rentrons au château sans arrêt,
L'heure du retour a sonné
Et aussi celle du dîner
Quittons nous dans l'espoir
De bientôt nous revoir.(BIS)
Plus d'hallali, car c'est fini
Pour aujourd'hui
Rentrons sans bruit !
A l'ouverture de la chasse
Une marquise au frais minois, au frais minois
A traquer le cerf dans les bois
Invita des amis en masse
Piqueurs, rabatteurs et sonneurs,
Tous vinrent en fendant la bise.
Au rendez-vous de la marquise
Nous étions 80 chasseurs
Au rendez-vous de la marquise
Nous étions 80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
Qui n'avaient pas peur
Allons chasseurs vite en campagne
Dit la marquise en s'élançant, en s'élançant.
La cravache au fond de son gant blanc.
Le son du cor nous accompagne.
On entendit des cris vainqueurs
Car au loin la bête était prise.
Faisant suite à notre marquise
Nous étions 80 chasseurs
Faisant suite à notre marquise
Nous étions 80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
Qui n'avaient pas peur
Pour célébrer notre victoire,
Dit la marquise en mon château, en mon château,
Rentrons vite au grand galop
Car il nous faut manger et boire
Que le bon vin grise nos cours
Et que la gaieté soit de mise.
A la table de la marquise
Nous étions 80 chasseurs
A la table de la marquise
Nous étions 80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
Qui n'avaient pas peur
Après ce repas magnifique
Tous les chasseurs brûlaient d'amour, brûlaient d'amour.
Soudain la marquise à son tour
Fut prise d'un élan lubrique
Chacun d'entre eux lui prit
Le cour à 2, 3 ou 4 reprises.
Et dans le lit de la marquise,
Nous étions 80 chasseurs
Et dans le lit de la marquise,
Nous étions 80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
Qui n'avaient pas peur
Ce fut une nuit de folie
Et la marquise 9 mois plus tard, 9 mois plus tard,
Mit au monde un joli moutard
A la mine fraîche et réjouie.
De ce jour ignorant l'auteur
Il demande à ce qu'on l'instruise
Tu es, lui dit notre marquise
L'enfant de 80 chasseurs.
Tu es lui dit notre marquise
L'enfant de 80 chasseurs.
80,80,80,80,80 chasseurs
80,80,80,80,80 chasseurs
Qui n'avaient pas peur
Comme un écho plaintif de la vallée
Dans l'infini, écoute ces accords,
Et que là-haut ton âme consolée
En les entendant les redise encore.
Ton souvenir, lui, vivra dans nos pensées
La trompe en main, bien des fois par nous il fut évoqué
Et souvent en forêt par les nuits étoilées
Ce beau refrain, tous en ton honneur nous l'avons sonné.
T'en souvient-il, l'ami, de ces soirées
Dans un vallon tout noyé de vapeur,
Nos fanfares, aux fanfares mariées,
Au loin se perdaient dans les profondeurs.
Tes sons éclatants dominaient nos harmonies,
Jamais le cuivre sous tes lèvres n'a si bien résonné,
Jusqu'au fond des grands bois tes notes infinies
Allaient revivre et donner l'alarme aux fauves étonnés.
Puissent, perçant les plaines éthérées,
Monter vers toi, qui plane dans les cieux,
Ces voix du cour par nos trompes fleuries,
De tes vieux amis ce sont les adieux.
De ses hauteurs dominant la vallée,
Le château de Beaulieu dans ses bois
Ouvre sa porte à toute la passée.
C'est le vrai bon accueil d'un roi.
Sourcils, colère, mais le cour bien ouvert,
Hochett' va lui-même vous servir
De ce très bon muscadet de Valette
Qui de tous maux va vous guérir.
Des temps passés ayant bonne mémoire,
Il est toujours là, gardant sous sa main
Les fils de Mareuil qui quand même veulent croire
Au jour glorieux qui sera demain.